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L’Encyclopédie de De Bruyne : mensonges et perfidie (3)

 

L’étudiant Léon Degrelle : de bonnes études universitaires

 

« Humanités au Collège Notre-Dame de Namur où il découvre la pensée de Ch. MAURRAS et l’Action Française. »

10 Cahiers JC 25 03 05 Maurras couv.jpgLéon Degrelle a bien effectué ses « humanités classiques » à Namur, au Collège Notre-Dame de la Paix (dénomination complète car il existe aussi un Institut des Sœurs de Notre-Dame qui n’a rien à voir avec l’établissement des jésuites namurois) où, grâce à ses professeurs, il se familiarisa avec la pensée de Charles Maurras. Mais c’est après ses « gréco-latines », aux Facultés universitaires Notre-Dame de la Paix où il est entré en première année du « Grade de candidat en Philosophie et Lettres, Examen préparatoire au Droit », que le maurrassisme de Léon Degrelle provoqua, bien malgré lui, la mise à l’index vaticane du chef de l’Action française et de son mouvement: événement sensationnel qui ne mérite manifestement pas un mot de la part de De Bruyne !

 

 

L’enquête : « Quel est le maître de la jeunesse catholique ? »

11 Cahiers 25 07 05 Résultats.jpgRelisons à nouveau Degrelle m’a dit de la Duchesse de Valence.

« Les Cahiers de la Jeunesse Catholique avaient ouvert une enquête : « Quel est votre Maître ? » Le maitre de Degrelle, c’était Maurras, bien sûr ! […] Il entreprit donc sur-le-champ, une campagne acharnée à la Faculté des bons Pères. […] Pendant des semaines, de chambrette en chambrette, Degrelle chapitra la Faculté entière. Chaque semaine, il envoyait aux Cahiers de la Jeunesse Catholique des piles de réponses. On devait constater, plus tard, que soixante-dix pour cent des votes émis en faveur de Maurras avaient été transmis par lui !

L’affaire allait prendre des proportions immenses. « Stupéfait de cette élection de Maurras comme maître de la Jeunesse Catholique belge, le quotidien La Libre Belgique entama une violente polémique. L’archevêque de Bordeaux intervint publiquement pour féliciter le journal belge. L’Action Française tomba à bras raccourcis sur ledit prélat. Le Pape prit fait et cause pour l’archevêque. Les crosses voltigèrent. On se souvient de cette empoignade mémorable qui se termina par la mise à l’index de l’Action Française et de ses chefs. » (p. 60)

 

Un excellent parcours universitaire

« [Degrelle] abandonne ses études après avoir obtenu un certificat d’une sous-épreuve de deuxième année du doctorat de droit, portant sur le droit civil, pénal et administratif. »

De l’art de manier le style dépréciatif…


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Ce n’est pas un quelconque « certificat » d’une quelconque « sous-épreuve de deuxième année du doctorat de droit » que Léon Degrelle obtient en juin 1930 (juste après être revenu du Mexique), mais le diplôme de la première sous-épreuve de dernière année du grade de Docteur en droit.

Et pour battre en brèche la légende du Degrelle piètre étudiant à laquelle De Bruyne apporte son misérable écot sans avoir l’air d’y toucher, rappelons le brillant parcours universitaire de l’étudiant louvaniste (l’échec aux Facultés de Namur était uniquement dû au ressentiment du Père Charles Lemaître qui, contrairement aux professeurs du secondaire, était un antimaurrassien enragé).

Année académique 1925-1926 : Grade de Candidat en Philosophie et Lettres. Examen préparatoire au Droit. Première épreuve : « Avec grande distinction ».
Cours de première année du « Grade de Candidat en Art et Archéologie ».

Année académique 1926-1927 : Grade de Candidat en Philosophie et Lettres. Examen préparatoire au Droit. Deuxième épreuve : « Avec distinction ».
Compléments de Philosophie, à l’Institut supérieur de Philosophie (Ecole Saint-Thomas d’Aquin).

Année académique 1927-1928 : Grade de Candidat en Droit : « D’une manière satisfaisante ».

Année académique 1928-1929 : Grade de Docteur en Droit. Première Epreuve. « D’une manière satisfaisante ».

Année académique 1929-1930 : Grade de Docteur en Droit. Deuxième Epreuve. Première Sous-épreuve. « D’une manière satisfaisante ».

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C’est à ce moment que l’étudiant –qui n’a donc jamais raté ses examens de Louvain, mais qui a désormais aussi fait le point sur sa vie et le sens à lui donner– décide de quitter l’université. Non sans susciter incompréhension et inquiétude chez ses proches. Usmard Legros écrit ainsi dans sa biographie : « Il eut tort, à l’époque du moins, après avoir achevé tous ses cours de ne subir en dernière année que les épreuves du second doctorat et de laisser pour compte celles du troisième qui devaient le titrer Docteur en Droit. »


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Mais il est faux de prétendre, comme De Bruyne, que c’est la « direction de l’Avant-Garde » qui l’absorba au point d’abandonner ses études ! En effet, il avait remis sa démission au journal estudiantin dès mai 1929, soit avant même de passer ses examens de première épreuve de doctorat. De plus, outre que Mgr Picard (comme signalé plus loin dans l’Encyclopédie) lui confie, en 1930, la direction des Editions Rex, l’Abbé Wallez avait déjà engagé Léon Degrelle au quotidien bruxellois Le XXe Siècle depuis le 1er octobre 1928, époque où il s’est passionné pour les Cristeros mexicains (octobre 1928), puis pour les taudis belges (décembre 1928), enfin pour l’œuvre d’Opera Ferrari, mouvement d’action catholique italien (janvier 1929), époque aussi où il s'est envolé aventureusement de l'autre côté de la planète pour ce reportage de tous les dangers au Mexique des persécutions anticatholiques: assurément un tournant essentiel dans la vie de l'étudiant louvaniste qui, à son retour, passa encore ses examens... qui furent les tout derniers de sa carrière universitaire.

C’est donc cette activité journalistique-là qui a éveillé l’apostolat catholique du jeune Léon Degrelle aux réalités politiques et sociales et qui l’a guidé dans ses choix (à noter que l’abbé ne voulut cependant jamais entraver ses études, ni sa véritable vocation : « Vous êtes étudiant […]. Continuez vos études comme vous voudrez […] » Jean-Michel Charlier, Degrelle persiste et signe).

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